#GEN1 Tendances numériques : quels usages pour 2014 ?

Retour sur le 1er rendez-vous de la Filière numérique du Grand Est organisé au Cescom à Metz Technopôle ce mardi 15 Octobre 2013. Au programme, 6 tables rondes et pour terminer des sessions d’Elevator Pitch, à l’instar de la DemoNight de la Plage Digitale de Strasbourg.

Retrouvez le fil Twitter de l’évènement grâce au hashtag #GEN1

Etat des lieux de l’écosystème numérique en Lorraine

L’importance des lieux et de la mutualisation des compétences : les espaces de coworking et les FabLab ont le vent en poupe, comme La Poudrière à Nancy et le GraouLab à Metz. On notera l’absence d’espace de coworking à Metz, où l’émulation numérique n’est plus à vanter. Un projet est déjà en cours de lancement, mais pour le moment il n’a pas atteint la taille critique pour démarrer. La Lorraine numérique ? Encore beaucoup de marge de progrès. Heureusement, il nous reste les Startup WeekEnds pour créer un temps fort dédié aux innovations. Un rendez-vous à ne pas manquer  : la prochaine startup week-end à Luxembourg le 8 Novembre 2013. Un article devrait suivre très vite à propos de ce format d’évènement du numérique. Stay tuned !

Elevator Pitch : seules 2 startup présentes

Preuve que la Lorraine doit encore progresser du côté des projets innovants ? En effet, seules 2 startups ont pitché hier : la société Hive 3D, qui réalise de l’impression 3D made in Metz. Nous avons également pu découvrir PlugMyStore : plateforme de gestion mondiale du e-commerce pour vous étendre à l’international. L’objectif : permettre au e-commerçant de se développer à l’échelle mondiale d’un simple clic, grâce à l’intégration des plateformes des marchés mondiaux. Évidemment, tous les web services et accompagnements juridiques et financiers sont de la partie. A découvrir !

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6 Tables rondes lors du #GEN1

Usages numériques privés/professionnels : où est la limite ?

A l’heure où les géants imposent leurs standards, où le duel iOS VS Androïd se poursuit, où les Google Glass ont fait parlé d’elles, quelles sont les tendances émergentes à prévoir en 2014 ? Tandis que le téléphone portable fête en 2013 ses 40 ans d’existence, on parle désormais de « phablet » (phone + tablet) de 6″, de tablettes de 11 à 13″ répondant toujours à cet objectif de productivité des entreprises, mais aussi de besoin d’évolutivité.
Les données des entreprises sont mises en danger, notamment avec la tendance du BYOD (Bring your own device)les outils privés entrent désormais dans l’entreprise. Le SI doit s’adapter en permanence aux usages des collaborateurs, mais surtout doit se protéger et sécuriser ses données. Le télétravail se retrouve typiquement dans ce type de situation qu’une entreprise doit absolument maîtriser.
Apporter ses propres outils numériques pour bénéficier des meilleures performances, danger ou opportunité ? Où se trouve la limite entre les données personnelles et professionnelles ? Jean-Sébastien Fiegel, RSSI à la Région Lorraine, précise : « Je suis arrivé en 2010 et ai dû gérer un grand chantier de politique de sécurisation des données, mis en place un Système de Management de la Sécurité de l’Information (SMSI) tel qu’il est prévu par la norme ISO27005. Aujourd’hui les 900 collaborateurs respectent la Charte d’utilisation que nous avons mis en place. »

Les outils numériques de demain : des objets ostentatoires pour les early adopters et digital natives ? Montres connectées, Quantified Self, écrans flexibles, phablets… A qui s’adressent ces nouveautés ? Aujourd’hui on partage ses données personnelles pour les analyser et les partager : vers l’hyper exposition personnelle ?

E-commerce : existe-t-il encore une frontière entre la boutique physique et la boutique en ligne ? Vers l’omnicanal

Lors du dernier Salon E-Commerce qui a eu lieu du 24 au 26 Septembre 2013 à Paris, les terminologies « homo digitalus », consom’acteur et consommateur connecté ont eu le vent en poupe. Fin 2012, on dénombrait plus de 517 000 boutiques en ligne. En plus de 10 ans, le marché du e-commerce a évolué avec les nouveaux outils digitaux. Entre la stratégie « drive-to-store » d’une marque et les habitudes de visite online avant achat en magasin, les usages ont changé. Le m-commerce et la géolocalisation ont ramené le consommateur vers la proximité physique : aujourd’hui un commerçant doit être sur les deux fronts !
En termes de coûts de gestion, Jean-Marc Debes, Dirigeant de la société Digit-Photo qui a créé son site e-commerce en 2002, affirme qu’aujourd’hui les coûts sont presque identiques entre une boutique physique et en ligne. Entre coût de stockage et frais de livraison, gestion du site et campagnes webmarketing, l’e-commerçant doit effectivement faire face aux mêmes problématiques qu’un commerçant avec son pas-de-porte, ses salariés et sa communication locale. Finalement, changer sa homepage est aussi important que de changer sa vitrine. La clé selon lui de la réussite d’un projet e-commerce : l’implication du commerçant. La mise en place technique d’une boutique en ligne ne suffit pas, la stratégie commerciale doit sans cesse évoluer pour être capable de se différencier.

Comment consommons-nous l’information ?

L’immédiateté a engendré une frustration, voire une compétition entre les médias dits classiques (print) et les médias web. Aujourd’hui le reach media (photos, vidéos) et les évolutions technologiques (les nouveaux devices par exemple) créent de nouvelles habitudes de consommation, mais aussi de nouvelles façons de rédiger. La multiplicité des canaux de communication reste une problématique au sein des entreprises : comment communiquer et sur quel support ? Thierry Labro, de Wort.lu, indique que Twitter répond au besoin d’instantanéité et de vitesse, Facebook est un outil pour un message émotionnel et une interaction, LinkedIn pour la communication business. Il nous conseille de ne pas laisser de côté Google+ qui reste bénéfique pour le référencement.
Le numérique a profondément bouleversé le journalisme : plagiat, informations erronées. Le travail d’investigation du journaliste reste sa seule valeur ajoutée face à de nouveaux sites d’agrégation de contenus. Comment le lecteur peut-il aujourd’hui faire la distinction entre une véritable information et une publicité ? Ludivine Plessy de Keep Contact, agence de presse, nous rappelle qu’aujourd’hui les communicants ont encore trop tendance à exploiter les communiqués de presse comme support de publicité plutôt que des les utiliser comme canal de contact direct avec les journalistes. Les agences RP ont encore un chantier de formation des entreprises à poursuivre.

Pour conclure cet article, je dirai que la volonté des acteurs à faire évoluer le numérique en Lorraine est bien présente, que des projets sont en marche, et qu’il est  important d’obtenir le soutien de ceux qui y sont parvenus, notamment dans les régions voisines. Même constat en Lorraine que celui fait en Alsace lors du dernier Salon des Nouvelles Technologies, où l’innovation était encore trop absente. Une journée riche en conférences et bien animée, peut-être trop tournée « politique » d’un point de vue des acteurs en lien direct avec le numérique et l’innovation. Une mention spéciale à Bruno Martin, co-fondateur de la Poudrière à Nancy, pour avoir su « taper du poing » et clamer qu’il fallait œuvrer ensemble et faire bouger les choses. Et pourquoi pas les rejoindre dans leur mouvement ?

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Consultante Marketing & Communication B2B

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