Inbound marketing : Toastr révolutionne la vidéo de contenu

En janvier dernier, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Réouven Sellam, fondateur de Toastr, le premier studio d’enregistrement vidéo entièrement dédié au marketing de contenu, tandis que le projet n’était pas encore lancé. Après quelques mois de démarrage, j’ai tenu à faire le point sur son offre de vidéo marketing dédiée aux professionnels, lancée depuis août dernier.

Découvrez le concept Toastr, qui révolutionne déjà le marketing de contenu : une révolution au niveau du fonctionnement avec une offre de pack vidéos en PAD (Prêt à Diffuser), entraînant ainsi un bouleversement du marché avec un tarif ultra compétitif.

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Toastr : développez votre stratégie d’inbound marketing avec la vidéo de contenu

Be Why : Peux-tu nous présenter ton parcours et le concept de Toastr ?

Réouven Sellam : Je suis motion-designer de métier. Au fur et à mesure des rencontres avec les clients, j’ai réalisé qu’il existait un besoin non comblé à ce jour. Les annonceurs ont en effet besoin aujourd’hui de communiquer de manière régulière. Le problème était donc simple. Pouvoir proposer de la production de contenu vidéo de manière flexible et à un prix compétitif pour permettre d’utiliser l’outil vidéo de manière récurrente.

BW : Votre objectif est de rendre le contenu vidéo plus accessible, avec un modèle innovant, c’est bien ça ?

RS : Tout à fait. Toastr est un studio de tournage dédié et optimisé pour produire de la vidéo en flux tendu avec une capacité de réponse aux demandes urgentes. Nous avons fait construire un cyclorama – fond de studio – de taille réduite et équipé d’un système de multi-caméra.

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© Toastr

Plus qu’un simple studio en location, nous proposons une prestation complète permettant à nos clients de disposer d’un PAD – prêt à diffuser – compatible avec les plateformes de diffusion actuelle. Ce PAD est livré au client dans un délai très court, soit en 3 jours en moyenne.

Nous ne nous plaçons pas comme un énième prestataire vidéo, nous nous voyons plutôt comme une nouvelle manière d’aborder l’outil vidéo. La partie technique intéresse peu les destinataires de nos vidéos, alors pourquoi celle-ci doit être si importante sur le devis ou si omniprésente lors d’un tournage ? Replaçons l’importance sur le message de nos annonceurs et recentrons l’utilisateur dans ses préoccupations.

Des applications multiples pour votre stratégie de vidéo marketing

Inutile de vous préciser qu’aujourd’hui, la vidéo est le média qui obtient le plus haut niveau d’engagement, avec l’avènement des formats courts, directement lus sur les réseaux sociaux.

Proposer du contenu à forte valeur ajoutée, au travers d’une stratégie d’inbound marketing, vous permet ainsi de gagner en visibilité et en notoriété. Le vidéo marketing vous permet de gagner davantage en viralité, grâce à son format multi-plateforme, et en référencement naturel, notamment grâce à votre chaîne YouTube.

BW : Mais alors, quels types de contenus vidéo proposer dans le cadre d’une stratégie d’inbound marketing ?

RS : Sur le blog de Toastr, je propose des articles destinés à inspirer les entreprises et entrepreneurs à intégrer la vidéo comme format plus récurrent, ou plus spécifique à l’une de leurs activités.i

Des vidéos didactiques (sous forme de screencasting par exemple) aux témoignages clients, ou encore un SAV Vidéo sont des exemples d’applications spécifiques qui ont le vent en poupe.

Vous pouvez également proposer des rendez-vous réguliers : il peut s’agir de webinars, ou encore d’interviews clients ou partenaires, que vous diffuserez alors sur votre webTV.

L’objectif est avant tout de proposer du contenu différenciant, où la vidéo peut apporter une réelle valeur ajoutée à l’internaute, que ce soit pour mieux comprendre un concept, ou bien découvrir comment bien utiliser son nouvel achat.

C’est en ce sens que notre modèle diffère des studios vidéo existants : nous proposons des packs vidéos à tarif dégressif pour inciter les marques à utiliser ce format, et ainsi démocratiser l’usage de ce média. Ce tarif est accessible du fait d’un format « tout compris », avec la seule contrainte d’un enregistrement en studio, et non sur site.

Notre offre s’adresse donc facilement à tous les blogueurs désireux de varier les formats de leurs articles, en proposant par exemple des interviews vidéos.

Les offres Toastr

Les offres Toastr

Les perspectives pour Toastr ?

Les lecteurs de mon blog savent que j’ai beaucoup d’admiration pour Gabriel Dabi-Schwebel, dirigeant de l’agence 1min30, qui est l’un des premiers à avoir évoquer l’inbound marketing comme le principe pour une entreprise de devenir son propre média. Lui-même utilise beaucoup la vidéo pour présenter son offre.

UPDATE DU 01/12/2015 : n’hésitez pas à télécharger le livre blanc de l’agence 1min30 pour votre stratégie de vidéo marketing

BW : As-tu songé à te mettre en relation avec son agence ?

RS : Effectivement, nous avons une petite anecdote avec l’agence 1min30. En mars 2015, alors que la société en était tout juste en recherche d’un local et de financement, j’avais pu mettre en ligne une landing page en attendant la version finale du site web.

A ma grande surprise, j’ai été contacté par Gabriel Dabi-Schwebel. Son agence dispose d’un des blogs les plus consultés sur l’actualité du webmarketing et de la production de contenu. Ils revendiquent à ce jour plus de 70,000 visiteurs par mois, c’est considérable.

Gabriel m’a félicité pour la pertinence de mon offre et m’a indiqué qu’il souhaitait reproduire le même type d’offre sur Paris. Bien sûr, à l’époque je ne pouvais me disperser sur plusieurs villes alors que mon projet était naissant. Quelques mois plus tard, une petite maladresse de son équipe (l’offre de studio vidéo est sensiblement la même) m’a permis de reprendre contact avec lui et pourquoi proposer un nouveau service Toastr sur Paris. Le début d’une belle histoire ? A suivre.

BW : Côté chiffres, le démarrage de Toastr répond-il à tes attentes ?

Depuis notre lancement en août dernier, nous avons déjà produit 37 vidéos, et sommes en cours de signature de plusieurs contrats récurrents. Nos clients sont essentiellement des agences de communication, des services marketing ou des clients en direct, qui apprécient avant tout de pouvoir utiliser ce concept pour des projets ou clients variés. Nous sommes également en projet avec des Youtubers, mais je ne peux en dire plus pour le moment.

Avec la multiplication des programmes en format court, et la nécessité de s’adapter à la vidéo mobile, les marques ont compris l’enjeu du vidéo marketing. Aujourd’hui, bon nombre d’entreprises s’imaginent encore que la vidéo est réservée aux gros budgets, or, notre rôle est de leur prouver que la vidéo peut être un média tout à fait abordable.

Un grand merci à Réouven pour son témoignage. Nous regrettons de n’avoir pu réaliser cette interview en vidéo ! Faute de disponibilité géographique. Mais ce n’est que partie remise. 🙂 

Et vous, que pensez-vous de l’offre Toastr ? Souhaiteriez-vous proposer du contenu vidéo pour booster votre visibilité et offrir à vos cibles du contenu différenciant ?

3 raisons qui font de l’entreprise libérée un véritable avantage concurrentiel

Le mouvement d’entreprise « libérée », mis en avant par Isaac Getz en 2009, poursuit son développement au sein des organisations où la responsabilisation des salariés au travers de l’autogestion et la suppression du contrôle hiérarchique sont au coeur du concept.
Tandis que le business model des entreprises libérées tend vers une libération du temps au profit de l’innovation et de la R&D, ce principe managérial joue un rôle stratégique à 3 niveaux : marketing, ressources humaines et marque employeur.

Christophe Baillon et Laurent Mangue, dirigeants de Sogilis

Christophe Baillon et Laurent Mangue, dirigeants de Sogilis

J’ai eu l’occasion de rencontrer Christophe Baillon en Septembre dernier, dirigeant-fondateur de la société Sogilis à Grenoble, spécialisée en développement logiciel. J’ai ainsi découvert au travers des différents témoignages de ses collaborateurs, ce qu’était réellement une entreprise libérée, et comment ce modèle a pu impacter la croissance de la société.

Etre une entreprise libérée : un nouveau facteur-clé de succès ?

En découvrant l’histoire de Sogilis, on apprend que ce qui a propulsé la société est avant tout la signature d’un client qui n’est autre que Thales Avionics, dont l’équipe projet était très intéressée par les méthodes de travail de la jeune entreprise grenobloise.

Sogilis a en effet supprimé toute hiérarchie, en mettant en avant les notions de passion et de plaisir comme moteurs, que ce soit pour la gestion interne des collaborateurs, mais également pour la gestion de ses clients. Pour ces derniers, il semblerait que le management atypique de Sogilis rentre désormais dans les critères de décision.

Cela n’a rien d’étonnant puisqu’il n’existe que 3 règles au sein de Sogilis, qui reflètent les valeurs de l’entreprise, et font désormais office d’argument décisif auprès des clients :

  • enthousiasmer le client,
  • être rentable,
  • prendre du plaisir

Ce qui est vraiment nouveau dans ce modèle, c’est l’organisation « en équipe projet » : en effet, celles-ci sont totalement autonomes, et constituées de développeurs passionnés.

Le modèle a également évolué depuis ses débuts, puisque les fonctions « support » de type commerciale, marketing et communication, sont aujourd’hui intégrées au sein des équipes projet, en fonction de la demande. Ainsi, c’est réellement une équipe pluridisciplinaire au service du client qui participe au projet, avec pour seul objectif de rendre le client totalement autonome. 

« Je suis moi-même amenée à participer au projet pour nos clients sur la partie communication, notre volonté étant de mettre tous les moyens en oeuvre pour que le projet soit un succès. Nous allons bien au-delà du développement logiciel, nous accompagnons nos clients à tous les niveaux du projet », confie Myriam Menneteau, Chargée de Communication chez Sogilis.

L'entreprise libérée selon Sogilis

L’entreprise libérée selon Sogilis

Pour le client, c’est avant tout une garantie : celle de confier son projet à une équipe qui vise l’excellence technique, et dont le moteur principal est la volonté d’innover, dans une culture d’amélioration continue.

Dans les années à venir, il se pourrait très bien que le type de management devienne réellement un critère d’achat, au même titre qu’une norme de qualité ISO… Et pourquoi pas ? Evidemment, cela serait paradoxal de « normer » un principe qui se dit de « libération », et donc impossible de contrôler…

Le management libéré, ou la gamification au coeur de l’innovation

L’absence de lien de subordination et de contrôle hiérarchique entraînent une réelle libération chez les collaborateurs, tant au niveau de la créativité que de la montée en puissance côté technique. Chacun apporte son savoir-faire au sein de son équipe.

L’innovation est très présente au sein de Sogilis : le management libéré apparaît en effet comme un véritable levier motivationnel. Beaucoup d’idées ont vu le jour lors de leurs Sogidays, comme par exemple l’idée d’un drone civil, devenu aujourd’hui Hexo+.

C’est d’ailleurs pour cela que la société propose aujourd’hui d’accompagner les jeunes sociétés, au travers d’un service inédit d’accélération de start-up. Celui-ci se compose de trois parties : prototypage et développement logiciel, Business Model Design et aide à la recherche de financements.

Allier créativité et plaisir, tel est le pari que s’est lancé en 2008 Christophe Baillon. Aujourd’hui, ce sont 24 personnes qui témoignent de l’efficacité de ce management, où seul le résultat compte.

©Sogilis

©Sogilis

Marque employeur, ou désormais marque collaborateur

Vous l’aurez compris, Sogilis recrute uniquement des développeurs passionnés avec un très haut niveau technique. Ce que vous ne savez sans doute pas encore, c’est que la société ne diffuse (presque) jamais d’offres d’emploi, et cela pour deux raisons :

  • Sogilis recherche de nouveaux talents toute l’année, aux profils techniques variés
  • le recrutement s’effectue uniquement par candidature spontanée, car il n’y a pas de service RH !

Encore une fois, Sogilis se détache par son originalité, même du côté recrutement. Ce sont les collaborateurs qui recrutent les candidats, car il est indispensable que celui-ci puisse partager les mêmes valeurs, le même mode de fonctionnement, et possède un degré d’autonomie élevé.

Selon Christophe Baillon, si l’on veut être cohérent lorsqu’on entreprend cette démarche d’entreprise libérée, il faut appliquer le principe à tous les niveaux. Le principe de base chez Sogilis étant l’autogestion, il apparaît évident que l’équipe elle-même recrute ses propres membres.

C’est donc l’ensemble des collaborateurs qui véhiculent l’image de la société, au travers du blog de l’entreprise ou de témoignages : on pourrait  alors parler de marque collaborateur, ou chacun est ambassadeur de la marque employeur.

Pour conclure, l’entreprise libérée est avant tout synonyme d’innovation, de créativité, de plaisir, de responsabilisation, de motivation, d’implication, tant d’un point de vue interne qu’externe. Si vous souhaitez en savoir plus, retrouvez Christophe Baillon au GEM Digital Day pour une conférence dédiée à ce sujet, le 1er décembre prochain.

Et vous, que pensez-vous de ce mode de management ? Aimeriez-vous que celui-ci soit appliqué au sein de votre entreprise ?

Cité Lib by Ha:mo : comment passer d’une innovation technologique vers une innovation d’usage

A l’occasion de l’Apéropitch du 22 octobre dernier dans les locaux du Cowork à Grenoble, l’invité qui a ouvert la soirée était le représentant de l’équipe de recherche Toyota France, Serge Gachot. Celui-ci est venu nous présenter le projet pilote Cité Lib by Ha:mo, les premières statistiques et les prochains rendez-vous.

Une heure avant le début de l’événement, j’ai eu la chance de pouvoir tester l’un des 35 véhicules Toyota i-Road, concept car électrique 2 places, proposé en auto-partage. Après un rapide brief par le moniteur, nous avons réalisé un parcours de type auto-école pour prendre en main le véhicule. Une expérience inédite à découvrir dans cette vidéo (vous réussirez peut-être à me reconnaître dans le véhicule jaune 🙂 ).

Un projet de recherche avant tout

Toyota a choisi Grenoble pour développer sa solution de mobilité Ha:mo (Harmonious mobility) hors du Japon, en mettant à disposition 70 véhicules électriques : 35 COMS et 35 i-Roads.

Le projet Cité Lib by Ha:mo vise à comprendre comment passer d’une innovation technologique vers une innovation d’usage.

Ce projet de recherche d’une durée de 3 ans a connu un démarrage plutôt lent d’après les responsables, mais connaît pour sa deuxième année, un développement progressif et constant, rendu possible grâce à une étude des besoins des usagers. La troisième année de recherche sera quant à elle consacrée à la phase d’apprentissage, l’approche de la mobilité du point de vue des usagers.

Lancé en Octobre 2014, le projet compte près de 700 inscrits après la première année, tandis que l’objectif initial était d’atteindre le millier.

« Le contexte était dès le départ plutôt compliqué : Grenoble était connue pour ses actes de vandalisme, son centre-ville piéton et un réseau de transports en commun déjà ultra-développé. Les voitures restent encore très présentes dans les foyers. Difficile alors de lancer notre premier projet mondial » indique Serge Gachot.  C’était sans compter les accords historiques entre Toyota et le CEA, l’ancien maire qui était favorable au projet, et critère non négligeable, le fait que Grenoble soit la ville la plus plate de France.

Amener la voiture aux usagers

L’intermodalité s’avère être avant tout une opportunité plus qu’un frein, puisque les mentalités et usages ont fortement évolué ces dernières années, privilégiant des modes de transport plus écologiques, soutenus par un contexte politique favorable (un maire « vert » allant vers une vielle piétonne).

« Nous devions surtout mieux comprendre les besoins des usagers, d’où l’importance de l’écoute. Nous devons apprendre d’eux, mais surtout, nous devions redéfinir nos cibles prioritaires », poursuit Serge Gachot.

C’est ainsi que le responsable a déployé des opérations spécifiques auprès des étudiants, dont un partenariat avec Grenoble Ecole de Management pour la réalisation d’un business case, ainsi que les TPE et agences dont le personnel est amené à se déplacer en zone urbaine/centre-ville (exemple : agences immobilières).

Les statistiques d’utilisation montrent en effet que l’usage des véhicules est plus régulier que l’objectif prévisionnel, venant ainsi nuancer le nombre d’inscrits au programme.

Les usagers d’un programme de mobilité urbaine souhaitent du fun, un service pratique, et ne pas être contraints dans leurs déplacements : l’i-Road apporte son côté ludique et moderne, l’application de réservation du véhicule permet une visibilité en temps réel des disponibilités dans les 27 stations installées. Le tarif attractif (1€ le quart d’heure) vient renforcer les avantages du dispositif et lever les derniers freins.

Application iPhone Cité Lib by Ha:mo

Découvrez en temps réel la disponibilité des véhicules électriques du programme Cité Lib by Ha:mo

Des opérations street marketing et une visibilité sur les réseaux sociaux

Malgré une médiatisation importante dans la presse économique et technologique, le projet Cité Lib by Ha:mo a souffert d’une faible notoriété auprès des cibles identifiées. Depuis, de nombreuses opérations de démonstrations, des opérations coup de poing à la rentrée ont permis de recueillir un nombre d’inscrits jusqu’à 3 fois plus important que la moyenne des derniers mois.

Un concours de selfie a vu le jour, des rendez-vous « découverte » se déploient régulièrement, notamment auprès de réseaux professionnels, comme lors de l’ApéroPitch.

Bien que la communauté sur Facebook, Twitter ou encore Instagram reste modeste, des efforts sont visibles, notamment avec la réalisation de nouvelles vidéos. Et pourquoi pas envisager des vidéos sous forme de tests utilisateurs, comme pour les tests de concept cars ?

Le projet pilote met en évidence l’importance de bien connaître sa cible, d’étudier l’ensemble de son offre (le produit, mais aussi les services associés) et plus important encore, la faire connaître. La présentation avait tout son sens devant un public constitué de startups et de freelances : tester son concept, comprendre les attentes de son public et dialoguer avec celui-ci, telles sont les actions indispensables lorsque vous souhaitez lancer votre bêta test.

Et vous, que pensez-vous de leur stratégie de visibilité ? Que leur conseilleriez-vous ?

Présenter sa startup : j’ai testé l’ApéroPitch VS la Démonight

Redevenue grenobloise depuis quelques mois déjà, j’ai préféré mettre le blog en pause pour prendre mes marques dans cet écosystème numérique que je ne connaissais qu’au travers des réseaux sociaux. Et enfin, j’ai pu assister à ma première session d’ApéroPitch, qui m’a toujours rappelé ces fameuses Démonight auxquelles j’assistais à Strasbourg.

Mais au final, je constate des similitudes dans les fondements et les valeurs, mais beaucoup de différences au niveau du format et de l’animation. Je vous propose donc ici mon retour sur les deux événements en tant que public, sous la forme d’un petit match (bah oui, il faut bien mettre un peu de challenge !).

Le concept de l’événement : ApéroPitch VS Démonight

En premier lieu, il est à noter que les deux événements sont organisés par deux associations dont le but est de promouvoir et dynamiser le digital. Toutes deux labellisées FrenchTech, Grenoble et Strasbourg ont à cœur de mettre en avant les acteurs du numérique.

Présentation du concept de l’ApéroPitch

L'ApéroPitch à Grenoble

©ApéroPitch Grenoble

Organisé par le CoWork Grenoble, sous l’égide de Mathieu Genty, cet événement propose aux pitcheurs de confronter leur projet face à un public averti (freelances, startups, experts en innovation, …) et de recueillir leur feedback. Ici, pas de présentation PowerPoint, un micro et des questions/réponses. Les pitcheurs sélectionnés sont tous en phase de création/lancement, ce ne sont pas des projets de startups avancés qui nous sont présentés. Dixit Mathieu, l’idée est de confronter son idée et de valider ou non son positionnement, voire son business model.

Présentation du concept de la Démonight

Démonight Strasbourg #7

© 4hands.fr

Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, vous savez que j’ai régulièrement présenté les startups venues pitcher leurs projets à la Démonight Strasbourg, événement organisé par l’association Alsace Digitale dans le nouvel espace de coworking du Shadok. Ici, le principe est de présenter son produit sous forme de démo en 5 min chrono. Le public averti découvre alors un projet relativement avancé (souvent une démo en live via un site web ou une appli). Quelques questions/réponses également.

Le match : Grenoble 0 – Strasbourg 1

Même si les pitcheurs ne sont pas sélectionnés au même niveau d’avancement de leur projet, en tant que public, j’accorde le premier point de ce match à la Démonight de Strasbourg. On retrouve la dynamique du digital, le pitch est plus animé, et visuellement, cela permet une meilleure mémorisation.
Mon conseil pour l’ApéroPitch : penser à afficher le nom du projet, son concept en 2 lignes. Les temps de questions/réponses sont parfois trop longs, cela doit être privilégié lors du buffet de clôture de l’événement.

Par ailleurs, l’ApéroPitch est un événement payant (10€ l’entrée avec bières et pizzas incluses), contrairement à la Démonight, qui préfère faire sponsoriser son événement.

L’animation et les guests

A Strasbourg, le sponsor de la soirée présente sa société et son concept avant le défilé des démos. A noter que le sponsor est toujours un acteur du numérique, soit membre de Strasbourg Startups (donc un ancien pitcheur !), soit une entreprise venue présenter son parcours pour encourager les startups de demain.

A Grenoble, la soirée débute également avec l’interview d’un Guest venu présenter un concept, un parcours, un projet. Lors de l’ApéroPitch du 22 octobre, c’est Toyota France qui est venu présenter son projet pilote unique au monde, lancé à Grenoble : les voitures éléctriques en autopartage, via l’I-Road et le Coms. A cette occasion, les frais d’adhésion au programme Citelib étaient offerts. Je vous en dirai plus dans mon prochain article.

Des coachs et un illustrateur pour animer la soirée. Lors de l’ApéroPitch, les coachs de Spontanez-Vous proposent leur feedback au pitcheur sur la forme de la présentation, leur discours, leur posture. Un excellent exercice donc pour la prise de parole en public, avec un retour de professionnels. Pour illustrer le projet pitché, le coup de crayon d’Etienne Giorgetti vient compléter le fond blanc (laissé vide du coup !).

Le match : Grenoble 1 – Strasbourg 0

Rien à redire à nos maîtres de cérémonie que sont Yann Klis à Strasbourg et Mathieu Genty à Grenoble. Le point revient à Grenoble pour les bonus proposés au niveau de l’animation. L’ambiance en fin d’événement autour des bières et du buffet est toute aussi fun et décontractée à Strasbourg qu’à Grenoble. A la seule différence que cette dernière sert des bières d’Une Petite Mousse, startup grenobloise bien entendu !

La finale

En réalité, il est impossible de départager l’ApéroPitch de la Démonight, ce sont deux formats similaires d’un point de vue de l’objectif, mais tellement différents du côté du format et de l’ambiance.

Au final, je dirais que l’ApéroPitch ressemble à l’exercice obligatoire lors du lancement d’un Startup Weekend, lorsque les porteurs de projets présentent leurs idées. Quant à la Démonight, celle-ci se prête plus au jeu de la finale du Startup Weekend, lorsqu’il faut présenter son MVP (Minimum Viable Product).

En parlant de Startup Weekend, ne ratez pas les prochaines éditions qui se dérouleront toutes deux du 20 au 22 Novembre 2015 !
En savoir plus sur le Startup Weekend Strasbourg
En savoir plus sur le Startup Weekend Grenoble

Et vous, préférez-vous plutôt un format avec une démo live ou pitcher son idée en début de création de projet vous semble plus pertinent ?

Désormais vous pourrez suivre les prochains ApéroPitch sur mon blog. A Strasbourg, je vous recommande de lire les articles du blog 4hands.fr, qui a repris le flambeau ! 🙂

La Newsletter : savoir définir son contenu et bien la diffuser

La newsletter connaît aujourd’hui ce que le papier a connu à l’heure du numérique, une longue période de désamour. Mais aujourd’hui, les marques ayant compris comment utiliser ces supports de manière ciblée et qualitative, se réjouissent des résultats obtenus.

L’objet de cet article n’est pas de traiter de la lettre d’information standard, envoyée comme un document annexe avec nos relevés de comptes mensuels, mais bien d’un support de communication ayant une cible clairement définie et un objectif à atteindre.

Parmi les précédents articles dédiés à l’inbound marketing, nous avons traité essentiellement des livres blancs, mais la newsletter est belle et bien un outil stratégique pour pousser du contenu que la cible attend. Encore faut-il dès le départ, comme pour toute stratégie des moyens, définir au préalable les cibles et les objectifs visés. Et plus important encore, définir une stratégie différenciée au travers du contenu et du discours.

Car oui, il peut exister au sein d’une même entreprise ou organisation, différentes newsletters pour différentes destinations : la newsletter de conquête (commerciale), la newsletter de fidélisation et de conversion (marketing), la newsletter de fidélisation interne (RH), et bien d’autres encore. Et pourquoi pas traiter de tous les types de newsletters dans un futur article ?

Mais pour l’heure, prenons le cas des deux types de newsletter les plus courants, mais parfois encore mal exploités. Voici nos préconisations pour optimiser leur impact et appeler le lecteur à l’action.

La Newsletter : un outil marketing de conquête

La stratégie de contenu reste aujourd’hui la pierre angulaire pour se différencier : proposer du conseil, au travers d’une expertise et une valorisation des compétences de l’entreprise, permet à la fois de gagner en visibilité et en référencement naturel.

Créer des articles de fond permet en ce sens d’apporter un éclairage aux prospects et clients, de les aider à mieux comprendre votre périmètre d’action.

Comment mettre en avant vos contenus ?

Une technique simple et qualitative consiste à envoyer à votre liste de contacts une newsletter, reprenant les principaux titres de votre article. Vous pourrez dès lors créer un rendez-vous avec vos cibles, en définissant la fréquence souhaitée (hebdomadaire, mensuelle, …).

Pour maximiser l’impact de votre article en ligne, le relais sur les réseaux sociaux est primordial. Un conseil : découpez votre article en thématiques. Ainsi, vous pourrez relayer les chapitres de votre article, par mot-clé ou thématique.

Un exemple : la newsletter de Human Vision, cabinet spécialisé en coaching d’affaires. Les thématiques traitées au sein des articles : leadership, management, motivation, développement personnel, … Retrouvez leurs différents articles ici.

HUMANVISION-Newsletter-2015-08-12

Newsletter Human Vision au Luxembourg

Stratégie de mise en avant : l’article est ainsi découpé par thématiques, et chaque semaine un nouveau post met en avant l’une des thématiques traitées. Cette technique offre du contenu spécifique lié aux centres d’intérêts de vos cibles.

Pour le cas de Human Vision, le lancement de cette newsletter a déjà permis à la société de remporter de nouveaux contrats, et ce, dès le premier envoi !

Et vous ? Que pensez-vous de cette stratégie de content marketing ?

La Newsletter : comprendre les attentes pour mieux fidéliser

L’objectif de la stratégie de contenu étant d’apporter de l’information qualitative et ciblée, il faut pour cela être en mesure de connaître et comprendre les attentes de vos clients. La newsletter orientée marketing vise à analyser le comportement des utilisateurs de vos services, de connaître leurs usages de vos produits, pour pouvoir proposer un niveau de service adapté aux attentes.

Ce type de newsletter trouve tout son sens lorsque vous souhaitez lancer un nouveau service, capter de potentiels utilisateurs. Par exemple, lors du lancement d’une version bêta d’un service web, la newsletter a pour objectif d’informer les utilisateurs des nouveautés, des nouvelles fonctionnalités, de sonder les utilisateurs.

Encore peu d’entreprises exploitent cette technique, alors qu’à l’inverse, beaucoup de startups utilisent ce canal pour améliorer l’expérience utilisateur de leur service.

L’exemple des startups illustre parfaitement ce point. Lorsque vous lancez un nouveau service ou produit, vous êtes confrontés à deux problématiques : le faire connaître, puis le commercialiser.

Comment exploiter la newsletter en phase de lancement d’un nouveau produit ?

La première erreur serait d’attendre que le produit soit fini pour démarrer son lancement. Or, les startups démarrent leur stratégie de communication en amont, afin de capter le public visé, leur présenter le concept, et susciter de l’intérêt pour leur produit. Plus le projet est innovant, plus la phase de teasing sera importante puisqu’elle devra « évangéliser » le public autour d’un concept encore inconnu.

Un exemple : le cas de BT Gröund, spécialisée en solutions wireless

Benoit Giroud, le fondateur, propose aux entreprises une solution de Wi-Fi intelligent, qui permet d’améliorer l’expérience lors de réunions. Le concept : permettre à l’ensemble des participants de projeter son contenu depuis son smartphone, sa tablette ou son PC, sans même avoir besoin de se connecter via un câble. La box BT Gröund, véritable media center, offre un environnement dématérialisé et ouvre vers un nouveau mode de réunion, qui sera plus interactive.

Une newsletter pour améliorer l’expérience utilisateur

Benoit Giroud a opté pour une phase de pré-lancement, en mettant à disposition des box au sein de diverses entreprises et écoles universitaires afin de recueillir leurs usages du service, et d’améliorer les fonctionnalités. Pour assurer un maximum de retours durant cette phase, le fondateur a choisi de mettre en oeuvre une stratégie d’accompagnement global. Au programme, des focus groups, un blog dédié, et bien entendu, une newsletter.

Celle-ci présentera les nouveautés, des réponses aux questions les plus fréquentes, l’agenda des focus groups, voire même des premiers témoignages d’utilisateurs.

Comment exploiter la newsletter en phase de commercialisation ?

Pour rester dans l’univers des startups, reprenons l’exemple de la société Squadrone System, présentée dans mon précédent article qui leur était dédié.

Les premiers drones autonomes ont été livrés suite à la première campagne KickStarter. La jeune startup anime son blog pour informer les investisseurs, les clients potentiels et toute la sphère des « Follow me drones ».

Suite à l’article qui leur était consacré, j’avais été invitée pour tester leur nouvelle application mobile, dans le cadre d’une démarche UX mobile (user experience on mobile) où plusieurs testeurs aux profils variés avaient comme moi pu découvrir cette appli, voire même tester le drone en réel comme ici avec Presse Citron.

Définir une stratégie de contenu et de diffusion

Attention toutefois, si le blog est idéal pour poster des articles et présenter la vie de l’entreprise, la ligne éditoriale doit être claire, mentionnant les thématiques traitées. Ne pas confondre « Actualités » et « Blog » : blog d’expert ou blog d’entreprise, il faut clarifier le positionnement.

Mon conseil pour Hexo+ : définir une stratégie de contenu en dissociant la vie de l’entreprise et son actualité, que l’on retrouvera notamment sur les réseaux sociaux, des billets du blog qui seraient alors orientés uniquement sur le produit : évolution technologique, innovation du secteur, tests utilisateurs, etc.

Créer des articles sur le blog en les découpant par thématiques comme l’exemple de Human Vision serait pertinent pour les diffuser sur les réseaux sociaux, au travers d’une stratégie digitale différenciée. Tweeter une section de l’article sur la thématique #followmedrones serait plus impactant pour toucher cette cible, au même titre que de tweeter la section #UXmobile qui ne viserait pas les mêmes communautés.

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Test de l’appli mobile Hexo+ le 10/07/2015

Vous l’aurez compris, créer du contenu requiert une véritable stratégie éditoriale, mais la stratégie de diffusion au travers de l’envoi d’une newsletter ou via les réseaux sociaux est toute aussi importante. Proposer du contenu de qualité oui, le diffuser de manière ciblée en adoptant une mécanique différenciée s’avère être plus gagnante !

Du startup weekend à la Silicon Valley, l’ascension fulgurante de Squadrone System

Désormais de retour sur Grenoble, j’ai eu la chance de rencontrer autour d’un café Sébastien, Architecte systèmes pour Hexo+, le premier drone de loisirs autonome avec caméra embarquée destinée au Grand Public qui a fait couler beaucoup d’encre en 2014 avec ses 1,3 millions de $ récoltés sur la plateforme KickStarter.

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Hexo+, self-flying camera

Tandis que la livraison des premiers kits vient tout juste de démarrer, j’ai trouvé intéressant de vous retracer l’ascension fulgurante de cette jeune startup grenobloise, avec mon point de vue marketing et business strategy. Loin de vouloir porter cet article vers un chauvinisme exacerbé, je tenais surtout à mettre en avant l’esprit startup, le pouvoir du crowdfunding et plus impressionnant encore, le pouvoir du digital et du partage social, véritables clés dans cette success story.

Du startup weekend à la Silicon Valley en moins d’un an

Après avoir remporté la mention spéciale du Jury lors du Startup Weekend Grenoble en novembre 2013 sous le nom Adronaline, l’équipe décide de poursuivre son projet avec le soutien de Startup MakerLa vie après un Startup Weekend ? Antoine Level nous la raconte avec beaucoup d’humilité : 5 mois après leur participation, la société Squadrone System voit le jour. En Juin 2014, seulement 3 mois après leur lancement, la jeune startup embrase le web après avoir récolté 1,3 million de $ sur KickStarter. Bon alors, qu’est-ce que je vous disais sur le concept Startup weekend ? 🙂

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Après avoir fait la Une sur le Web, notamment avec un article sur Presse Citron, la startup grenobloise poursuit sa stratégie de notoriété lors du CES2015 à Las Vegas en Janvier dernier, où elle remporte fièrement 3 prix.

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Hexo+ remporte 3 awards au #CES2015

L’effet FrenchTech pour booster le « made in France »

Désormais présente à Palo Alto, berceau de la Silicon Valley, la startup Squadrone System s’affiche aujourd’hui comme un exemple pour tous en termes d’innovation made in France. Autre fait marquant, la société va même jusqu’à faire fabriquer ses produits (dont les premières livraisons sont prévues pour Septembre) en France. L’excellence à la française on vous a dit ! C’est Axelle Lemaire qui devrait être ravie ! 😉

Le marché des « Follow Me Drones », du sportainment, mais pas que !

Parmi les tendances qui ont marqué l’édition 2015 du Consumer Electronics Show à Las Vegas, c’est bien entendu l’offre pléthorique des objets connectés. Hexo+ s’affiche comme étant le premier drone autonome avec caméra embarquée, qui se programme depuis son smartphone. Cette self-flying camera suit vos mouvements en respectant la trajectoire que vous lui avez indiquée.

Une stratégie d’influence portée par des ambassadeurs de l’action sport

Quand on intègre une caméra GoPro dans son produit, il apparaît naturel d’adresser un marché dédié au sportainment, qu’il s’agisse du sport outdoor, de la glisse, ou encore du tourisme sportif.

Au même titre que les équipementiers ont pris le parti de développer leur communauté via des instagramers, Hexo+ a choisi ici de développer son marketing sportif par l’influence d’ambassadeurs de renom, ce qui prend tout son sens.

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Les Ambassadeurs d’Hexo+, premier drone autonome avec caméra embarquée

A l’heure du selfie video, de la place prépondérante du digital media dans la stratégie de visibilité, Squadrone System a su viser juste en proposant un produit innovant qui réponde parfaitement aux problématiques de coût, de logistique et d’accessibilité en milieu aérien.

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L’ère du self-flying camera

De nombreuses opportunités de développement et d’applications

La jeune société grenobloise vient d’annoncer il y a quelques jours sa première levée de fonds, qui va sans nul doute encore faire du bruit : 3 millions d’€ levés auprès d’un fonds d’investissement canadien, qui permettent alors à Startup Maker de sortir avec 2,5 fois sa mise de départ !

Une levée qui va ainsi permettre à la startup de poursuivre son développement, avec en priorité une stratégie de recrutement (actuellement 15 salariés à Grenoble, et un objectif de 40 personnes d’ici la fin de l’année) pour assurer la conception de nouvelles fonctionnalités produit.

Développer la production, améliorer le design et les performances du produit, mais surtout, développer l’activité à l’export, en particulier aux US via sa présence à Palo Alto, sont autant d’objectifs qu’Antoine Level souligne dans sa vision stratégique.

En termes d’applications et d’opportunités de marchés, le cinéma est bien entendu en première ligne, mais pourquoi pas également étendre le potentiel vers les secteurs de la surveillance, du génie civil (suivi de projets de constructions), du tourisme ?

Améliorer l’expérience utilisateur : devenir un produit lifestyle ?

« Capturer des moments de vie », voici la promesse d’Hexo+, dont les fondateurs ont décidé de se concentrer uniquement sur le marché du drone civil.

Elargir la cible vers une communauté lifestyle, une stratégie ? A première vue, le produit sait déjà répondre aux usages, avec son application smartphone qui permet à l’utilisateur d’obtenir un rendu de très haute qualité, voire même professionnelle, sans avoir besoin de faire appel à des tierces personnes ni un matériel encombrant.

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Si vous suivez régulièrement ce blog, vous devez sans doute savoir que je suggèrerai à Antoine Level d’étendre la communauté d’ambassadeurs à des blogueurs, des web influenceurs, qui sauront sans aucune difficulté apporter un regard neuf sur les applications lifestyle d’Hexo+. Et pourquoi pas un focus group pour brainstormer sur les attentes du public ?

Quelles que soient les applications lifestyle à venir, l’environnement législatif sera sans nul doute un risque pour leur développement. Mais a priori, nous n’avons pas trop de souci à nous faire pour eux, car comme toute bonne étude bien menée, l’équipe dirigeante de Squadrone System a très bien su tourner une menace en force, en décidant de s’allier à la NoFlyZone Initiative, et ainsi respecter sa politique « friendly use ».

Je conclurai cet article d’une touche très personnelle, puisque j’ai réellement pris plaisir à découvrir l’histoire de cette jeune entreprise issue d’un Startup Weekend, qui pour ne rien gâcher, fait la fierté de l’écosystème digital à Grenoble qui les trouve « amazing »
Ce qui me fait d’autant plus sourire, c’est d’avoir appris l’existence de cette jeune startup autour d’un café avec Sébastien, de découvrir que leur Chef Produit n’est autre qu’Eva, une ex-coéquipière du volley à Echirolles, et de réaliser pour finir que le siège de Squadrone System est à 30m de chez moi ! 😉

Quand on dit que parfois les grandes décisions et opportunités ont lieu au café, je reconnais effectivement que cela prend tout son sens ! 

Nouveau concept éphémère à Strasbourg : découvrez « La Bulle », pop-up store gourmand

Envie de vivre une pause fraîcheur ? Laissez-vous tenter par le premier restaurant éphémère bio à Strasbourg, qui dévoilera son concept aux blogueurs et à la presse ce mercredi 1er juillet, puis accueillera ses premiers convives le jeudi 2 juillet à 20h.

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Découvrez La Bulle à Strasbourg, restaurant bio éphémère

Si le magasin Biocoop Strasbourg n’en est pas à son premier coup d’essai en termes d’opérations marketing innovantes (rappelez-vous l’opération street marketing « Pommes » pour ses 1 an), cette épicerie moderne implantée au Quai des Halles propose régulièrement des concepts gourmands pour dynamiser sa communication, et nous, on aime ça !

On connaissait les pop up stores « traditionnels », désormais Strasbourg aura droit durant 4 jeudis du mois de Juillet à son pop up store gourmand (comprenez restaurant éphémère).

La Bulle Strasbourg : un instant culinaire aux saveurs estivales

Le magasin Biocoop Strasbourg vous donne désormais rendez-vous les jeudis 2, 9, 16 et 23 juillet pour découvrir un menu pétillant, concocté par les designers culinaires Sonia & Olivier.

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Création culinaire originale made by Sonia & Olivier

Le concept ? Proposer une cuisine moderne en mettant en scène les produits bio du magasin. La boutique se transforme le temps d’une soirée en restaurant à la décoration épurée et légère, proposant un menu unique à 40€ comprenant un cocktail et mises en bouches, une entrée, un plat, un dessert, du fromage, un thé ou café. Pour offrir un instant hors du temps de qualité, seuls 25 convives par soirée auront la chance de goûter à ces bulles vitaminées. Et pourquoi pas réserver vos places dès maintenant ? Pour réserver votre table en ligne, cliquez ici.

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Un menu gourmand à découvrir 4 jeudis en Juillet

Un concept marketing digital bien mené

Outre la communication traditionnelle, comme les cartes de visite déposées dans tous les bars tendances, galeries d’art, lieux culturels et autres concept stores, l’agence Rédactionn’elle en charge de la stratégie de Biocoop Strasbourg, a misé sur un dispositif digital en mixant proximité et partage.

Pour accompagner le lancement de concept, impossible de passer à côté de l’incontournable apéro blogueurs, où les fooders et fans de bons plans pourront découvrir un aperçu du menu estival sous forme de cocktail dînatoire. Sur les réseaux sociaux, une page Facebook a été créée, avec plus de 300 fans en seulement 3 jours, c’est dire le bon accueil des Strasbourgeois, connus pour leur côté épicurien et curieux. Instagram n’a pas été mis de côté, bien au contraire, et on attend avec impatience les premières photos des blogueurs invités, mais aussi des premiers clients du restaurant éphémère. Pour suivre l’événement tout au long de l’été, suivez le fil #labullestrasbourg, notamment sur Twitter.

Enfin, un site Internet « éphémère » a également été mis en ligne, sur lequel vous pouvez découvrir le menu proposé par les designers culinaires Sonia & Olivier, et bien sûr réserver votre table.

N’habitant désormais plus à Strasbourg, je compte sur mes amis blogueurs pour partager sur les réseaux les photos de l’événement qui leur sera dédié demain soir ! A bon entendeur Blog Kapoué, Isa Feuille de Choux, Réjane Foodforlove ! 😉

Et vous, êtes-vous tentés par cette parenthèse bullesque ? 😉

Relever le challenge pour satisfaire son ego : un des principaux leviers de la gamification

Si bon nombre d’entreprises intègrent aujourd’hui la gamification au sein de leur stratégie marketing, commerciale et même RH, c’est avant tout pour faire face à des enjeux de taille. Se différencier des concurrents, être innovant, partager les valeurs de l’entreprise, proposer une expérience utilisateur unique, sont autant de défis que l’entreprise choisit de relever au travers d’une stratégie de gamification.

Dès lors, on peut se poser cette question : quels sont les facteurs de succès d’une gamification réussie ? Quels sont les principaux concepts qui susciteront l’intérêt de votre cible ?

Les facteurs-clés d’une gamification réussie

Ce qu’il faut avant tout retenir d’une gamification, c’est qu’il s’agit de faire faire une action à sa cible via le fun et l’amusement. C’est en cela que les programmes de récompenses d’écogestes ont été les pionniers de la gamification (en France du moins), avec notamment l’exemple, déjà présenté sur le blog, de CitéGreen.

Une stratégie de gamification réussie nécessite de traiter le projet en amont, comme une véritable stratégie marketing :

  • Deux objectifs à prendre en compte : quel est l’objectif de l’entreprise au travers de la gamification ? Quel est l’objectif du joueur en participant au jeu ?
  • Ciblage et critères de segmentation : quel est le niveau d’usage du numérique de ma cible ? Quels sont ses leviers motivationnels ?
  • Le concept de jeu : des règles simples, un thème ludique, une technologie actuelle
  • La viralité : quels canaux de communication privilégier pour créer le buzz autour de votre jeu ?

C’est lors de l’interview réalisée avec Emmanuel Touboul, co-fondateur de CitéGreen, qui m’indiquait que 45% des joueurs sont des compétiteurs plutôt attirés par la notion de scores et de badges, que j’ai effectivement pris conscience de l’importance du facteur de l’ego, devenu un véritable dictateur sur notre manière d’interagir sur nos propres réseaux sociaux.

En reprenant mes différents points stratégiques précédents, il devient plus aisé désormais de comprendre les motivations des joueurs. Leur objectif est avant tout de remporter le challenge, la récompense, et de se hisser au premier rang du classement.

Quel est le meilleur profil à cibler pour une bonne gamification ?

Il apparaît que les personnes très actives sur les réseaux sociaux, donc avec un usage très important des terminaux mobiles (smartphones et tablettes), sont dans le coeur de cible. A cela vient s’ajouter le critère « early adopter », ces fameux hipsters qui souhaitent avant tout avoir le privilège, voire l’exclusivité, de faire partie des premiers à tester le concept, et surtout, à le faire découvrir à leur communauté. Car ici, ce sont bel et bien des influenceurs avec un fort pouvoir de recommandation, qui auront un impact très positif sur la viralité de votre campagne.

Pour résumer, le critère du personal branding est finalement le plus important : est-ce que ma cible veille à sa e-réputation ? Est-elle en quête de nouveaux followers ? Justement, est-ce un hasard selon vous si l’application Klout (qui permet de connaître son score d’influence sur les réseaux sociaux) s’illustre avec un coureur ? Cela vient à confirmer l’esprit de compétition que nous avons tous développé depuis notre venue sur les réseaux sociaux.

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Klout, outil de mesure d’influence sur les réseaux sociaux

Etre toujours le numéro 1, et le rester

Ce sont ces mêmes influenceurs, souvent bloggeurs et/ou instagramers, que les marques viennent chasser pour lancer leurs nouveaux produits au travers de jeux-concours. Comme ici avec le compte Instagram de Lola, alias EatCleanFit2a, qui nous présente les lots à remporter auprès de ses 90 000 abonnés.

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Jeu concours Instagram par Eatcleanfit2a

Ce type de profil recherche avant tout à séduire sa communauté, proposer des nouveautés, des bons plans, et faire rêver… Très souvent, leurs abonnés s’identifient à eux, en espérant arriver à être aussi populaires qu’eux un jour.

Ce que l’on reproche aujourd’hui sur les réseaux sociaux, c’est ce narcissisme exacerbé, cette course à l’ « audimat personnel », comme si nous étions notre propre valeur boursière à Wall Street. La montée en puissance des selfies, cette volonté d’avoir toujours plus de commentaires et de likes sur notre statut Facebook, affectent aujourd’hui notre propre vision de nous-mêmes, comme si nous étions devenus des célébrités dans notre petit écosystème numérique.

Le challenge et l’esprit de compétition, moteurs décisionnels

Les marques l’ont évidemment bien compris, et l’ont intégré dans leur communication. Aujourd’hui, le marketing sportif en est le meilleur exemple : j’aime souvent prendre le cas de Nike Running, avec son phénomène #NikeWomen, qui propose toujours plus de challenges pour se dépasser, comme la prochaine édition de la course Nike Women’s Paris le 7 juin prochain.

La marque à la virgule gagne en communauté d’ambassadeurs à travers le monde, réunis en crew pour remporter les prochains challenges. Instagram est aujourd’hui envahi de photos de sportifs, il n’y a qu’à le constater avec le fil #nikewomen.

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Fil #NIkeWomen sur Instagram

De nouveaux programmes de récompenses d’efforts healthy

A l’instar des programmes de récompenses d’écogestes, de nouveaux concepts gamifiés ont vu le jour dans le secteur de la santé et du sport. Il s’agit ici de récompenser les efforts réalisés par les joueurs, qu’il s’agisse d’un effort physique ou alimentaire.

Le programme Running Heroes propose de récompenser ses utilisateurs en leur accordant des points d’efforts, qu’ils pourront convertir en bons d’achat auprès des partenaires du programme. Une idée qui pourrait très rapidement séduire le ministère de la santé dans le cadre de son plan MangerBouger.

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Découvrez le concept Running Heroes, programme de récompenses d’efforts sportifs

Dans le même esprit, récompenser des personnes pour leurs efforts d’alimentation saine et équilibrée va très rapidement faire son apparition, j’imagine facilement un programme Weight Watchers utiliser ce type d’application pour motiver et récompenser ses membres.
On verra alors déferler des photos Avant/Après sur nos réseaux sociaux, mais cette fois-ci, je serai ravie de partager avec eux cette belle récompense.

Dans un autre registre cette fois-ci, il s’agit du #tigerchallenge lancé par le Fonds Mondial pour la nature WWF, qui consiste à sauver les tigres de l’Amour en Sibérie. Afin de récolter des dons, WWF propose au travers de sa campagne Run for Tiger, de relever le défi contre un tigre en courant ! Et si vous perdez, vous devrez alors faire un don ! Une belle campagne pour booster les donations !

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#TigerChallenge de WWF pour booster la récolte de dons

Quel que soit l’acte demandé au joueur, qu’il s’agisse d’un effort sportif, alimentaire, écologique, commercial, il est important de retenir que le challenge est avant tout sa première motivation. Qu’il mettra tout en oeuvre pour pouvoir partager son score si durement atteint. Le succès d’une stratégie de gamification repose ainsi sur le partage sur les réseaux sociaux, sur les outils qui lui permettront de montrer sa performance au sein de sa communauté. Proposer des messages originaux de félicitations devient un élément indispensable pour gagner en viralité. 

Le personal branding n’aura jamais été autant à son paroxysme…

Alimentez vos idées : la promesse de MyBusyMeal

L’heure du déjeuner approche, certains d’entre vous doivent se demander où et avec qui partager ce repas, mais une chose est sûre : vous avez envie de changer, de partager un moment convivial et développer vos contacts professionnels.

Nous avions été parmi les premiers à vous faire découvrir le concept Work’n meet, il y a déjà plus de 2 ans, qui proposait d’allier déjeuner et business. Tandis que les fondatrices décidaient de stopper l’aventure en 2014, c’est MyBusyMeal qui prenait aussitôt le relais.

Après avoir essuyé quelques réfractaires trop attachés au passé, Fabien Carraro, le co-fondateur du nouveau concept de social dining pour les professionnels, mais aussi les particuliers, a réussi le pari de développer son projet en Alsace, mais également au-delà des frontières… Ce nouvel article lui est donc dédié, afin de mettre en lumière à la fois le porteur du projet, mais aussi l’ambition de la plateforme.

MyBusyMeal : concept de social dining international

Inutile de vous expliquer le concept, qui reprend les bases mêmes de celui de feu Work’n meet. Toutefois, après avoir testé mon premier BusyMeal lors du festival du numérique Bizz & Buzz, je peux désormais apporter mon analyse comparative.

Ergonomie & design

Sans doute plus de widgets présents sur l’espace perso, dû à de nombreuses fonctionnalités. Le site est avant tout sobre et clair, agréable à parcourir. Côté messagerie et contact, ça reste assez sommaire, mais on en demande pas forcément plus. La mise en relation faite lors du déjeuner permet en principe de poursuivre les échanges sur des réseaux sociaux professionnels plus standards, du type LinkedIn ou Viadéo, ou encore Facebook et Twitter.

Fonctionnalités

Cette fois-ci, de nombreux changements sont à souligner :

  • le système de géolocalisation, qui permet de repérer les repas à proximité
  • des thématiques de rencontres organisées par les restaurants partenaires
  • la possibilité de partager un BusyMeal via les boutons sociaux
  • la possibilité de créer soi-même un BusyMeal qui est validé dès l’ajout d’un 2e participant

On regrettera toutefois l’impossibilité d’ajouter directement le BusyMeal dans son calendrier. Ne cherchez pas non plus l’appli mobile, il n’y en a pas : toutefois, la version mobile est totalement responsive.

Le « + » : tout est désormais affiché sur une seule et même page dédiée au repas. Qui participe, les messages et commentaires des participants, la fiche du restaurant, les boutons sociaux, etc. Capture d’écran 2015-04-07 à 11.08.14 MyBusyMeal offre beaucoup d’autonomie à l’utilisateur, pour lui proposer une expérience la plus large possible. Que l’on soit participant ou restaurateur, la plateforme MyBusyMeal devient désormais l’outil de prédilection pour créer des événements. 

Une plateforme 3-en-1

MyBusyMeal permet en effet d’organiser ses propres événements, qu’ils soient privés ou professionnels. Sans être un véritable Doodle, la plateforme offre la possibilité de créer des repas privés, et d’inviter uniquement ses contacts ciblés.

Lorsqu’il s’agit d’événements de plus grande envergure, comme le dernier festival Bizz&Buzz, MyBusyMeal pourra bientôt proposer une billetterie couplée. Des discussions seraient visiblement en cours avec l’un des pure players du secteur…

Et pour finir, MyBusyMeal souhaite également se présenter comme un tremplin à l’entrepreneuriat. Et pourquoi pas réunir à une même table des personnes en mesure de vous conseiller pour votre projet de création d’entreprise ? Choisissez de réunir un pôle d’experts pour votre projet : des consultants financiers, marketing, techniques, etc. L’Ambassador Program n’en est qu’à ses débuts…

De belles perspectives de développement sont en cours pour MyBusyMeal, qui connaît déjà un vrai succès puisque le concept a séduit plus de 5 000 membres, dont 2 600 en France, plus de 2 000 en Italie, où l’un des co-fondateurs est basé. La portée internationale du concept souligne un véritable engouement.

Fabien Carraro : un fondateur qui souhaite partager ses valeurs

Ma rencontre avec Fabien a tout simplement eu lieu lors de mon premier BusyMeal. Un homme charmant, pleinement investi dans plusieurs projets. Important de préciser : Fabien n’est pas salarié de MyBusyMeal, il occupe un poste de manager chez General Electrics, et son réseau de contacts internationaux joue sans doute un rôle dans l’étendue du concept.

Lorsque j’ai appris qu’il n’avait pas osé me contacter, du fait de mon attachement à Work’n meet, j’ai rapidement compris qu’il s’agissait d’une personne humble, qui admire ce que ses prédécesseurs lui ont laissé. Fabien a de nombreux projets pour MyBusyMeal, dont celui de le faire porter par de nombreux ambassadeurs. Encore assez « frileux » sur les réseaux sociaux en tant que community manager, notamment sur le compte Twitter @MyBusyMeal, Fabien ne cache pas son ambition d’aider les porteurs d’idées à réaliser leur projet. Bientôt un BusinessAngelMeal ? 🙂

Quoi qu’il en soit, si vous souhaitez le rencontrer et discuter avec lui de ses projets pour sa plateforme, il vous suffit de vous inscrire et de partager un BusyMeal avec lui ! Fabien compte plus de 50 repas à son actif ! 😉
Comme il le précise lui-même : « j’étais mon premier client, l’idée m’était déjà venue il y a de nombreuses années. Aujourd’hui, je profite de ce service à titre privé et pro ».

Pour conclure, je dirai qu’il est temps de tester MyBusyMeal plutôt que de mettre à l’épreuve son fondateur. Vous découvrirez alors une plateforme aux multiples possibilités, aux tarifs attractifs et à la portée internationale. Une plateforme qui offre à chacun, même en mode freemium, d’accéder à des fonctionnalités pertinentes, comme celle d’organiser vos propres repas privés ou professionnels.

Vous avez testé MyBusyMeal ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires ici !

Initiatives FrenchTech Alsace : retour en détails sur le Festival Bizz&Buzz et Hacking Health Camp

Ce n’est un secret pour personne dans le Grand Est, l’Alsace est en campagne pour le label FrenchTech, et se donne tous les moyens pour y parvenir. Son objectif comme elle le dit elle-même : rejoindre « l’équipe de France des écosystèmes numériques ». Pour cela, une mobilisation générale des acteurs du numérique en Alsace a permis de créer ou d’accompagner des initiatives auxquelles j’ai pu participer, de près ou de loin. Retour sur l’agenda numérique du mois de Mars : le festival du numérique Bizz&Buzz et le Hacking Health Camp.

Festival du numérique Bizz&Buzz du 17 au 19 Mars 2015

Avec un programme dense en conférences gratuites sur plusieurs grandes scènes alsaciennes, le Festival du numérique Bizz&Buzz se veut être le rendez-vous incontournable des professionnels pour découvrir et partager ensemble les bonnes pratiques.

Pour accompagner son dispositif digital, Bizz&Buzz a mis en place un blog dédié à l’événement, surtout en phase amont, pour promouvoir son contenu et ses speakers. Une excellente initiative de stratégie de contenu pour créer de la viralité en amont de l’événement. Bien entendu, les réseaux sociaux ont été investis durant 3 jours par le hashtag #bzbalsace, pour permettre de vivre en direct l’événement ou le revivre, grâce au livetweet notamment.

Un très bon relais également des programmes de la journée via leur Page Facebook, avec de nombreuses photos partagées par les participants. Le temps fort de l’événement a été la soirée de Gala au Biocluster des Haras, auquel j’ai pu participer, qui redonnait son sens à l’accompagnement de la scène startup en leur mettant à disposition des infrastructures et des moyens pour réussir.

Bon, je ne vous cache pas que j’ai été néanmoins quelque peu déçue du programme, où je pensais assister à des témoignages d’innovateurs… Ce n’était au final ni plus ni moins qu’un afterwork de professionnels du numérique. Pas de témoignages donc, mais un défilé de maillots de bains connectés via des puces RFID, présenté par Marie Spinalli.

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Hacking Health Camp du 19 au 22 Mars 2015

Pour ceux qui lisent mon blog régulièrement, vous connaissez désormais mon attachement à suivre les nouvelles startups, et mon malin plaisir à assister aux soirées Démonight à la Plage Digitale à Strasbourg.

Egalement porté par tous les acteurs du numérique en Alsace, le Hacking Health Camp s’est doté d’un réel dispositif digital pour accompagner son événement, mais soyons honnêtes, nous n’en n’attendions pas moins, n’est-ce pas ? Outre son site web plutôt agréable à parcourir, on découvre une fois encore un blog dédié, intitulé « Innovation in action ». On retrouve quelques billets postés en amont de l’événement.

A l’instar de son cousin Bizz&Buzz de la famille des initiatives de la French Tech Alsace, Hacking Health Camp a été suivi par de nombreux twittos, comme le démontre le livetweet #hhcamp

Respectant mes habitudes, j’ai bien entendu assister au Health Pitch Challenge, dérivé de la démonight pour le domaine de la e-santé. Plus de 11 startups venues pitcher leur concept depuis l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, c’est dire la portée européenne de l’événement. Sans vous faire un retour complet des projets présentés, je vous propose néanmoins ma sélection de startups qui ont gagné mon coup de coeur :

#1 : Braci – smart ear

Braci est une application créée pour prévenir les malentendants des dangers immédiats, souvent domestiques, tels que l’alarme incendie ou encore un bébé qui pleure. L’appli smartphone, smart watch est déjà opérationnelle, reste à convaincre désormais les entreprises et industriels (notamment dans le secteur de l’hôtellerie-restauration) du bien fondé de cette initiative.

#2 : InSimo : Innovative Software for Biomedical Simulation

Véritable révolution dans les techniques d’apprentissage, désormais les praticiens peuvent s’entraîner via une simulation qui utilise la réalité virtuelle, comme leur démonstration sur ce pauvre Bobby l’a démontré. En savoir plus sur InSimo

#3 : Pharmao

J’ai bien entendu eu un coup de coeur pour la solution de drive proposée par Pharmao ! Assez de courir partout, le drive est entré dans les comportements d’achat actuels, et j’espère que ce projet rencontrera le succès qu’il mérite. Néanmoins, il ne faut pas oublier que les officines sont très difficiles envers les outils numériques, gageons que Pharmao saura les « éduquer » !

#4 : Sant.ee

Le moment drôle de la soirée ! Sant.ee, c’est l’application qui va vous mettre en quarantaine ! L’application analyse les données de ses membres, en particulier leur état de santé actuel. Un rhume, une angine ? Vous serez mis en zone rouge ! 😉 L’application se veut en effet un outil d’analyse prédictive des maladies contagieuses, pour prévenir des éventuelles zones épidémiques.

Pour conclure sur le Hacking Health Camp, je vous invite à participer demain soir à la finale du Hackathon, également dérivé du concept des startup weekends.

Du digital oui, mais pas assez de contenu !

J’ai été ravie de découvrir des dispositifs digitaux complets, qui au final étaient plus qu’attendus ! Oui les partenaires et animations étaient au rendez-vous durant ces deux événements alsaciens, mais qu’en est-il du contenu ? Comment capitaliser sur les temps forts qui auront marqué durant une semaine l’économie numérique ?

Je regrette en effet l’absence d’articles sur les blogs dédiés à ces initiatives : le visuel sur les réseaux sociaux oui, le contenu sur le blog aussi ! Et pourquoi pas faire appel à un pôle de rédacteurs pour animer ces blogs durant les événements ? Une belle manière de poursuivre la discussion et les échanges, vous ne pensez pas ? Et pourquoi pas donner la parole aux partenaires et conférenciers, une sorte de tribune post-conférence ?

Il serait dommage de ne pas aller plus loin dans la démarche, dans la volonté de faire du bruit… En attendant, il y en a un qui a très bien su proposer ce concept, en incitant les participants aux conférences de continuer les échanges autour d’un repas, il s’agit de MyBusyMeal avec son concept du BusyMeal du numérique, petit frère de l’ancien réseau Work’n meet. Restez connectés, je vous en dirai plus très prochainement ! 😉

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